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Réunion ministérielle sur le financement futur de l’UA : Le plaidoyer de M. Bodeh Ahmed Robleh aux assises d’Addis-Abeba

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A la tête d’une délégation nationale, le ministre du Budget, M. Bodeh Ahmed Robleh, a participé aux travaux de la session ministérielle sur le financement futur de l’Union africaine que la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, a abrités du 15 au 16 septembre 2016. La mission djiboutienne comprenait le directeur de la dette publique, M. Almis Mohamed Abdillahi, et le directeur général des douanes et droits indirects, M. Gouled Ahmed Youssouf. Lors des différentes séances de travail qui se sont tenues au siège de l’UA, la délégation nationale était assistée par l’ambassade de Djibouti en République fédérale d’Ethiopie.

Les débats de cette rencontre étaient conduits par la présidente en exercice de la Commission  de l’UA, Mme Dlamini-Zuma. Et la vice-présidence était assurée par le ministre des Finances du Tchad.

Le thème de la réunion portait sur le financement de l’UA et plus particulièrement faisait suite au choix issu du sommet de Kigali (Rwanda) de juillet 2016 qui était de mener une réflexion approfondie sur le financement de l’Union Africaine. Lors de ce sommet, les chefs d’État et de gouvernements ont décidé de mettre en œuvre à l’horizon 2017 pour tous les États membres un prélèvement de 0,2 % sur les importations admissibles dans le but de financer l’Union Africaine.

Cette décision des chefs d’Etats a pour objectifs  d’assurer une source juste et prévisible des financements de l’Union Africaine, de réduire la dépendance de l’UA par rapport aux financements extérieurs pour la mise en œuvre des programmes de développement continental et d’intégration, et  de financer de façon fiable et prévisible les opérations de maintien de la paix et la sécurité à l’échelle continentale par le biais du Fonds de la paix.

Durant les assises d’Addis-Abeba, les participants ont évoqué plusieurs sujets. Citons notamment le champ d’application de la réforme, les exemptions possibles, les délais et conditions de mise en œuvre de la réforme,  les modalités de recouvrement des financements mobilisés.

Lors de son intervention faite devant ses pairs africains, le ministre djiboutien du Budget a déclaré que la décision prise par les chefs d’Etats lors de la Réunion de Kigali était une sage décision et qu’il convenait que l’UA puisse assurer pleinement ses missions. Il a indiqué qu’il était de la responsabilité des États africains de subvenir aux besoins de l’UA. Il a d’emblée recadré les champs des discussions en précisant que l’objet des délibérations n’était pas de discuter de l’opportunité de ce nouveau mécanisme de financement mais plutôt de mener la réflexion sur la mise en œuvre de la directive des chefs d’Etat et de gouvernement.

M. Bodeh Ahmed Robleh a ensuite  attiré l’attention des acteurs de   l’UA sur le problème récurrent des arriérés des contributions statutaires des États membres. Il les a invités à se pencher davantage sur cette problématique. Il a ainsi ajouté que le nouveau mécanisme de financement décidé par les plus hautes autorités du continent permettrait certes de mobiliser davantage de ressources à condition que les problèmes des arrières soit mieux traité. Il a toutefois apporté un bémol à son propos en soulignant que la question portant sur la problématique des arrières ne concernait pas, évidemment, les cas des pays en proie aux conflits.

Le ministre djiboutien du Budget a en outre spécifié que les documents, présentés  pendant la réunion, faisaient ressortir un triplement de la contribution statutaire pour Djibouti. Ce qui était plus que conséquent.  Il a affirmé que  l’UA, à l’instar de la plupart des pays africains, devait faire face à des contraintes de mobilisation des ressources. Il a parlé du cas de Djibouti qui investit dans le développement des infrastructures. Ce qui nécessite d’importantes ressources et des engagements accrus. Il a enfin conclu que la mobilisation des moyens financiers complémentaires, requis par l’UA aux États membres, impliquaient en contrepartie le respect des exigences d’une bonne gestion de ces financements.

D’autres interventions ont ponctué la rencontre. Celles-ci s’articulaient autour des contraintes temporelles avec peut être une nécessité de revoir le calendrier prévu, de  l’importance des financements à mobiliser, de la bonne gestion des ressources, de  la problématique des arrières récurrents, et de la liste des biens admissibles et susceptibles d’être taxés.

Il a été convenu que les discussions sur le mécanisme de financement de l’UA puissent être reprises. Le vice-président de la réunion a proposé que les ministres africains des Budget et des finances puissent se rencontrer en marge des assemblées annuelles de la Banque Mondiale qui se tiendront à Washington en octobre 2016 afin de continuer à débattre des conditions de  mise en œuvre de ce nouveau mode de finan

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